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Parole d'élus de l'opposition - Année 2018




> JANVIER 2018

Au moment où l’année 2017 fait place à 2018, il est temps de revenir sur quelques éléments marquants pour notre commune et de tracer quelques perspectives pour cette nouvelle année.

•  Voulant incarner une opposition sérieuse, exigeante et constructive, nous avons voté l’ensemble des délibérations lors du dernier conseil municipal de l’année
Une première qui marque une inflexion de la majorité de droite envers des revendications que nous portons depuis le début du mandat : équité et modération des efforts demandés aux Aiffricains et solidarité envers les plus modestes.
Ainsi, lors de l’examen des tarifs applicables tant pour les activités que pour la cantine pour 2018, nous avons apprécié que plusieurs tarifs n’augmentent pas au regard de la faiblesse de l’inflation. Pour ceux qui progressent, la modulation suivant le quotient familial entre 1 et 3% nous apparaît comme une marque indispensable de solidarité entre les Aiffricains.

•  D’autres sujets ont également reçu notre soutien
Citons la requalification de la zone du Petit Fief et l’extension du cimetière. Deux projets initiés avant 2014 et dont la réalisation a fait l’objet d’une concertation au cours de laquelle chacun a pu apporter des améliorations.
Nous avons enfin soutenu le maintien à quatre jours et demi des rythmes scolaires mis en place avant 2014 et qui favorisent les apprentissages, permettent d’offrir des activités périscolaires de grande qualité et conviennent aux familles aiffricaines.

•  Nous avons participé activement à la démarche d’Agenda 21
Nous portons l’ambition d’une véritable transition sociétale et écologique pour Aiffres face à la tentation des artifices de la communication auxquels recourt trop souvent la majorité actuelle.

•  Pour 2018, nous serons attentifs aux choix budgétaires, et forces de proposition
La réorganisation des écoles, l’aide aux associations, la solidarité intergénérationnelle, le soutien aux initiatives pour et par la jeunesse, la programmation culturelle, la sincérité du soutien au jumelage avec AJAMÉ, la qualité du partenariat essentiel avec la MPT, sont autant de sujets que nous défendrons.
De même, nous sommes vigilants face aux évolutions portées par la CAN dont le maire est comptable en tant que vice-président. La gratuité des transports a conduit à une diminution inacceptable de l’offre pour Aiffres.
Nous appelons également à une meilleure répartition des fruits du développement économique au sein du territoire.

Au nom des élus de l’opposition, nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle année et vous présentons nos vœux de bonheur, santé et prospérité.
 
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> MAI 2018

Le printemps signe traditionnellement le débat et le vote du budget. Nous ne l’avons pas voté car nous contestons certains choix en fonctionnement et une présentation trompeuse des investissements. Dire que les marges sont minimes est une évidence pour une commune de taille moyenne comme Aiffres ; les choix politiques sont d’autant plus importants.
 
•  Ce que nous soutenons
Les recettes proviennent essentiellement de l’État qui, ces dernières années, a associé largement les communes à son désendettement. Pour le reste, c’est la fiscalité locale qui constitue l’essentiel des revenus communaux. Elle n’évoluera pas cette année (une bonne mesure) … sauf pour la part départementale. Comme nous, le maire l’a déploré… Bien que de la même majorité, faisons-lui crédit de ne pas en être responsable.
Les investissements sont nécessaires et nous soutenons les projets principaux (Petit Fief, cimetière) mais ils doivent être soutenables et réalisables. Seuls 45% du programme ont été réalisés en 2015, 40% en 2016 et 26% en 2017 !
 
•  Ce que nous contestons
La majorité s’obstine à ne pas soutenir le jumelage Aiffres- Amlamé à hauteur d’1€ par habitant. Il nous avait été répondu l’an dernier que cette baisse de la subvention servirait à soutenir des projets plus globaux comme l’électrification de l’Afrique.
Aujourd’hui, changement de discours : il dit qu’il a préféré augmenter la dotation au CCAS (action sociale). Toutefois, les budgets du CCAS étant, à leur clôture, excédentaires depuis 3 ans (entre 10 000€ et 17 000€/an), cette augmentation n’a véritablement été réalisée qu’en 2015. Si cette augmentation était nécessaire, il nous semble que la solidarité locale ne doit pas se faire contre la solidarité internationale. D’autres choix sont possibles, comme de modérer les indemnités des élus ou les dépenses de communication.
La MPT a vu également sa subvention amputée de 5 000€. Sur la forme, cette subvention n’a pas été examinée par la commission municipale compétente, mais seulement par le maire et ses adjoints. Sur le fond, cette diminution tombe opportunément au moment même où la municipalité lance un nouvel audit, cette fois sur la politique culturelle, pour … 10 000€ dont 5 000€ cette année. Le maire assure qu’il n’y a aucun lien.
 
2018 marque la fin de la taxe d’habitation pour 60% des Aiffricains. Il faudra rester vigilant sur la compensation par l’État pour le budget communal, car moins de ressources, c’est moins de service public, notamment pour ceux qui en ont le plus besoin.
 
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> SEPTEMBRE 2018 - Entretenir le devoir de mémoire

•  L’été s’achève, dans la chaleur et une certaine insouciance…
La rentrée pourrait être comme celle de l’année précédente avec son lot d’espoirs et d’inquiétudes, mais elle s’ouvre surtout sur un retour en arrière, il y a un siècle déjà. L’actualité nous montre chaque jour que la haine et le rejet de l’autre conduisent aux pires extrémismes. À Aiffres même, il n’est pas si facile d’entretenir la fraternité, comme nous l’avons souvent fustigé dans nos prises de paroles.

•  Cette année marque le centenaire de la fin de la Grande Guerre
Pour beaucoup, ce n’est qu’un souvenir d’école ; pour quelques-uns, c’est un lien ténu dans l’histoire familiale avec un ancêtre aujourd’hui disparu.
Les associations d’anciens combattants, les écoles, les élus, invitent plusieurs fois par an les Aiffricain.es de tous âges à se retrouver pour un défilé, quelques paroles et quelques fleurs autour du monument aux morts ou de stèles commémoratives. Mais ce sont surtout des moments propices au recueillement et au devoir de mémoire autour de nos valeurs républicaines.
Force est de constater que les cortèges sont peu nombreux pour une ville comme Aiffres. Certains ne veulent pas commémorer les guerres, d’autres ne voudraient qu’une seule date pour toutes les commémorations, d’autres encore, souvent, oublient ou pensent avoir à faire des choses plus urgentes.
Mais c’est oublier le sens profond de ces moments. Nous ne célébrons pas la guerre et son lot d’atrocités, nous saluons la mémoire de ceux et celles qui ont lutté, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie, pour que nous puissions vivre libres et en paix.

•  Alors pourquoi se souvenir ? Pourquoi commémorer la Grande Guerre ?
Parce que les témoins directs ne sont plus là, et qu’il nous revient d’entretenir la mémoire de leur dévouement.
Parce qu’il s’agit de notre patrimoine commun, plus ou moins vivant selon les familles, mais présent, et qu’il faut préserver.
Parce qu’il nous faut sans cesse nous interroger, comprendre et faire comprendre les raisons et les mécanismes qui ont conduit à cette tragédie.
Enfin, parce qu’il nous revient de protéger la paix, trop souvent jugée comme acquise.

Gageons que cette année particulièrement riche en symboles, qui permettra de mettre à l’honneur des Aiffricain.es, à travers des témoignages parfois oubliés, sera celle aussi d’un sursaut citoyen. Nous vous invitons tous à prendre une part active dans les célébrations du centenaire le 11 novembre prochain.
 
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11/12/2019 | Lu 26 fois