Aiffres
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Parole d'élus de l'opposition - Année 2016




> JANVIER 2016

Tous nos vœux de bonheur, santé et prospérité pour chaque Aiffricain-e en cette nouvelle année 2016 !

Triste année 2015, des meurtres de Charlie aux lâches attentats de Paris, en passant par la lancinante montée et inquiétante banalisation des idées de la droite extrême, nous avons besoin de défendre notre modèle du vivre ensemble, ouvert et solidaire. Au-delà des intentions et des mots, qu’en est-t-il de la contribution de la ville d’Aiffres aujourd’hui ?
 
L’animation périscolaire, même de qualité, ne peut longtemps masquer l’abandon d’une ambition jusque-là forte à Aiffres. Rappelons que nous avons voté contre le programme local d’animation car la baisse du coût des activités proposées s’est étonnamment accompagnée d’une hausse de tarifs uniquement pour les familles aiffricaines !

Force est de constater que de la position fermée du maire de Niort, président de la CAN, soutenue par la droite aiffricaine, aux petits renoncements de l’équipe municipale, la solidarité ne semble plus être une priorité. Prenons le cas du jumelage Aiffres-Amlamé.
En mars 2006, la signature de la convention de jumelage entre les villes d’Aiffres et Amlamé (Togo), en présence de membres de l’association AJAMÉ et du maire Alain MATHIEU, posait les bases d’un partenariat constructif. Dès lors, la contribution de la ville d’Aiffres associée à la participation des aiffricaines aux manifestations organisées par AJAMÉ, jamais démenties, ont constitué des éléments essentiels pour le développement et l’avenir d’Amlamé.
Certains faits nous interpellent. Pour la première fois :
- seule, parmi toutes les subventions aux associations, celle versée à AJAMÉ a baissé de 25% en 2015,
- aucun élu de la nouvelle majorité, n’a participé au voyage bisannuel au Togo ni d’ailleurs à la soirée africaine du 21 octobre 2015, organisés par AJAMÉ, la rubrique trimestrielle, dans Objectif Aiffres, consacrée à nos relations avec nos amis d’Amlamé, n’existe plus.
Étonnant ! Le tableau, offert par nos jumeaux à la municipalité en 2006 pour sceller l’acte de jumelage, a déserté le bureau du maire pour une destination inconnue.

Désengagement, désintérêt ? En tous cas, ce ne sont pas vraiment des signes positifs à l’heure où pavoisent ceux qui n’ont comme seul projet que le rejet de l’autre.
 
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> MAI 2016

•  Aiffres, toujours pas de solidarité à l’horizon !
Il y a près d’un siècle, des réfugiés espagnols trouvaient refuge à Aiffres, face à la guerre. Aujourd’hui, aucune initiative, ni à la mairie, ni à la CAN, au-delà des paroles de compassion, face au drame des réfugiés syriens. D’autres communes deux-sévriennes ont été à la hauteur des valeurs de fraternité et de solidarité que nous célébrons en cette veille de 14 juillet et à chaque commémoration. À Aiffres, le choix est celui d’un attentisme coupable. L’histoire jugera.

•  Pause fiscale
Loin des promesses de campagne, la droite a de nouveau choisi d’augmenter les impôts à Aiffres dans la même proportion que l’an dernier : +2,36 % en 2015, +2,3 % en 2016. L’argumentaire de la baisse des dotations et de l’augmentation des charges, le fameux « effet ciseau », ne suffit plus.
Construire un budget est avant tout affaire de choix. Nous ne pouvons soutenir un programme d’investissement au-delà de 400k€, certes ambitieux, mais pas réaliste. L’an dernier déjà, il n’a été réalisé qu’à moitié des intentions. De même, nous n’avons eu aucune explication satisfaisante sur la hausse des dépenses de communication (+80,5%) et des fêtes et cérémonies (+38,6%).
Nous n’avons donc pas voté ce budget et avons appelé l’exécutif à la modération fiscale pour l’an prochain. Message entendu, nous serons vigilants.

•  Un projet culturel pour les Aiffricains
L’accès à la culture est essentiel pour le bien-être et la cohésion sociale. Nous ne voulons ni sacrifier la qualité des manifestations culturelles proposées aux Aiffricains ni céder aux seules sirènes de la rentabilité avec des places à près de 50€ pour des spectacles à Tartalin !
Face aux velléités libérales et populistes, nous réaffirmons notre soutien aux professionnels et bénévoles de la Maison Pour Tous, qui savent équilibrer l’exigence de qualité avec l’impératif d’accessibilité au plus grand nombre de la programmation culturelle.
Ne pouvant que regretter l’arrêt des Nuits Romanes qui, à Aiffres, permettaient d’allier mise en valeur du patrimoine roman et découverte musicale, nous soutenons la recherche d’un évènement culturel à l’échelle de la nouvelle région.

En cette veille de pause estivale pour les élèves aiffricains, nous rappelons qu’une réflexion est en cours, à laquelle nous participons, sur l’avenir des écoles. Nous serons attentifs afin qu’aboutisse un projet structurant pour le territoire, équilibré et porteur d’avenir. Nous souhaitons à tous de pouvoir profiter pleinement de l’été qui commence.
 
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> SEPTEMBRE 2016

A l’aube de cette nouvelle rentrée scolaire, il nous semble utile de revenir sur un élément passé inaperçu il y a un an déjà. Le 10 septembre 2015, le conseil municipal d’Aiffres a été appelé à « prendre acte du projet de territoire de la communauté d’agglomération du Niortais ». Les mots ont un sens qui en dit long sur la méthode. L’enjeu aurait pourtant mérité non seulement d’être débattu et voté dans les 45 communes de la CAN mais également et surtout d’être élaboré et partagé avec les citoyens !

•  Connaissez-vous le projet de territoire de la CAN ?
Dans la Nouvelle-Aquitaine qui nous place au Nord, loin de la capitale régionale, construire les orientations à l’horizon 2030 est un exercice louable. Mais rares, en dehors des élus de la majorité à la CAN, sont les élus et citoyens qui ont pu participer à leur élaboration, voire avoir accès au document de 75 pages adopté par la CAN le 11 avril dernier. Nous vous en disons ce que nous en savons.
Trois axes sont affichés :
1. Amplifier les dynamiques économiques de l’agglomération
En résumé : prendre la mesure du poids des mutuelles et assurances et du potentiel de l’économie sociale et solidaire mais aussi de secteurs forts comme la logistique, l’aéronautique et l’informatique.
2. Renforcer l’équilibre territorial
En résumé : offrir des services aux habitants, répartis selon un principe d’équité sur le territoire. Viser une solidarité sociale et territoriale par la politique du logement et la politique culturelle.
3. Des coopérations territoriales ambitieuses et à différentes échelles
En résumé : développer les coopérations avec les territoires limitrophes et tenter d’exister entre Nantes et Bordeaux.

Au-delà d’un diagnostic partagé, ce projet manque d’une vision forte et de priorités claires face aux grands enjeux liés aux transitions énergétique, écologique, sociale, numérique… Mais surtout, il manque cruellement du citoyen, habitant la CAN, relégué au rang de cible et non d’acteur de son propre territoire !

•  Après cet été, endeuillé d’agressions barbares, l’État de droit est à nouveau face à la terreur. Les victimes sont de tous âges, sexes, nationalités, confessions ou non croyantes. La folie meurtrière touche toutes les régions du monde. Le repli sur soi, le rejet des différences, les populismes de tous bords sont des réponses faciles, aussi dangereuses que vaines.
Nous réaffirmons notre engagement pour une société laïque, démocratique, multiculturelle, solidaire et fraternelle.

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11/12/2019 | Lu 26 fois