Paroles d'élus de l'opposition

SEPTEMBRE 2018 - Entretenir le devoir de mémoire

 

L’été s’achève, dans la chaleur et une certaine insouciance…

La rentrée pourrait être comme celle de l’année précédente avec son lot d’espoirs et d’inquiétudes, mais elle s’ouvre surtout sur un retour en arrière, il y a un siècle déjà. L’actualité nous montre chaque jour que la haine et le rejet de l’autre conduisent aux pires extrémismes. À Aiffres même, il n’est pas si facile d’entretenir la fraternité, comme nous l’avons souvent fustigé dans nos prises de paroles.

> Cette année marque le centenaire de la fin de la Grande Guerre

Pour beaucoup, ce n’est qu’un souvenir d’école ; pour quelques-uns, c’est un lien ténu dans l’histoire familiale avec un ancêtre aujourd’hui disparu.

 

Les associations d’anciens combattants, les écoles, les élus, invitent plusieurs fois par an les Aiffricain.es de tous âges à se retrouver pour un défilé, quelques paroles et quelques fleurs autour du monument aux morts ou de stèles commémoratives. Mais ce sont surtout des moments propices au recueillement et au devoir de mémoire autour de nos valeurs républicaines.

 

Force est de constater que les cortèges sont peu nombreux pour une ville comme Aiffres. Certains ne veulent pas commémorer les guerres, d’autres ne voudraient qu’une seule date pour toutes les commémorations, d’autres encore, souvent, oublient ou pensent avoir à faire des choses plus urgentes.

 

Mais c’est oublier le sens profond de ces moments. Nous ne célébrons pas la guerre et son lot d’atrocités, nous saluons la mémoire de ceux et celles qui ont lutté, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie, pour que nous puissions vivre libres et en paix.

> Alors pourquoi se souvenir ? Pourquoi commémorer la Grande Guerre ?

•  Parce que les témoins directs ne sont plus là, et qu’il nous revient d’entretenir la mémoire de leur dévouement.
 
•  Parce qu’il s’agit de notre patrimoine commun, plus ou moins vivant selon les familles, mais présent, et qu’il faut préserver.
 
•  Parce qu’il nous faut sans cesse nous interroger, comprendre et faire comprendre les raisons et les mécanismes qui ont conduit à cette tragédie.

 

•  Enfin, parce qu’il nous revient de protéger la paix, trop souvent jugée comme acquise.

 

Gageons que cette année particulièrement riche en symboles, qui permettra de mettre à l’honneur des Aiffricain.es, à travers des témoignages parfois oubliés, sera celle aussi d’un sursaut citoyen. Nous vous invitons tous à prendre une part active dans les célébrations du centenaire le 11 novembre prochain.

 

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